Quelques textes de la Section Clinique de Nantes

 

bosh_jardin_delicesLes thèmes des précédentes années, par Bernard Porcheret :

CCC

Les séminaires théoriques :

2018-2019 : Comment s’orienter dans la clinique : Inconscient, transfert, répétition, pulsion.

 

Les conférences des invités de la Section Clinique de Nantes :

2009-2010 :

François Leguil : Quand peut-on et doit-on interpréter le symptôme ?
Patrick Monribot : L’interprétation lacanienne

2010-2011 :

Vicente Palomera : Qu’est-ce qu’un symptôme névrotique ?

La Chine :

La Chine et la Section Clinique de Nantes

Pourquoi la Chine ?

Chroniques chinoises, par Jean-Louis Gault

Chine 2012

Divers  :

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Thème de l’année 2011-2012

lacan_livre_iii_couvertureLa fonction

paternelle

et la

sexualité

féminine

Présentation

du

thème

L’expérience psychanalytique ne vise pas à produire l’universel, elle s’oppose à la prise entière de l’individu sous les grands discours de la société. Au-delà des particularités cliniques, elle vise la singularité. C’est en analysant les symptômes qui le divisent que le sujet peut en entrevoir leur fonction et leur nature.

Le discours commun sur la psychanalyse réduit celle-ci à la thématique oedipienne. C’est ce qu’a répandu dans l’opinion une lecture de Freud qui, en amputant son oeuvre de sa théorie des pulsions et de l’Au-delà du principe de plaisir, donne une consistance hégémonique au moi. D’où une défense quasi religieuse ou réactionnaire du père comme sacré, ou standard.

Pourtant, si les “bouches d’or” que représentaient pour Freud ses analysantes hystériques mettaient effectivement en scène leur père (et leur mère), elles résistaient par leurs symptômes au père de la psychanalyse et à ses interprétations œdipiennes. « La grande question restée sans réponse et à laquelle moi-même je n’ai jamais pu répondre malgré mes trente années d’étude de l’âme féminine est la suivante : que veut la femme ? ». Cette question est d’emblée présente dans l’enseignement de Lacan qui essaie de rendre compte en rigueur de l’expérience de parole qu’est la cure analytique. Dans les séminaires I et II [1], la lettre volée du conte d’Edgar Poe féminise qui la détient. Dans le séminaire II, l’intérêt de Lacan ne se porte pas tant sur le mythe d’Œdipe lui-même, présenté par Sophocle dans “Œdipe Roi”, que sur son au-delà, un au-delà que Sophocle peint dans “Œdipe à Colone”, peu avant sa propre mort. Dans le séminaire III [2], c’est en partant du cas Dora et de son quadrille qu’il continue de penser le symbolique. La décompensation délirante du président Schreber se conclut sur la féminisation de celui-ci, où il devient la femme de Dieu, la femme de tous les hommes.

Lacan relit Freud à partir de sa propre expérience de la psychanalyse, et des apports du structuralisme et de la linguistique. Il autonomise progressivement le registre symbolique en le différenciant du registre imaginaire, et situe les névroses au joint de ces deux registres. Il s’agit d’abord d’analyser ce qui du symptôme est formation de l’inconscient, en s’appuyant sur le couple Vérité-désir.

Ceci le conduit à élaborer la fonction paternelle, sa structure, et ce qui échappe à son ordonnancement. Puis la théorie de la chaîne signifiante l’amène à conceptualiser ce qui n’est pas signifiant mais produit et reste de son opération, l’objet a, jouissance récupérée, positivée. Le père en prend un coup, la jouissance échappe à sa norme. Le père passe de l’universel du Nom du père à une pluralisation de celui-ci, à un “à chacun le sien” qui transmet à l’enfant une loi du désir faite de satisfaction pulsionnelle, d’identifications et d’interdits de jouissance. Le symptôme devient déploiement du fantasme qui le supporte, il est un mixte : à côté du couple vérité-désir, il y a le couple pulsion-jouissance. L’analyse vise à les disjoindre, et le symptôme pâlit à la mesure de la construction du fantasme.

Un moment remarquable du parcours de la pensée de Lacan est le séminaire XX [3]. Il y repense les rapports du signifiant et de la jouissance, et dégage en particulier le statut supplémentaire, et non complémentaire, de la jouissance féminine, qui ne se laisse pas ranger dans le registre phallique.

Ceci va avoir des conséquences sur le père, qui dès lors n’est plus fondé à partir de la mère, mais à partir d’une femme dont il fait la cause de son désir. En étant responsable de sa propre jouissance, en montrant comment il s’en débrouille, il montre un “savoir y faire”et propose une version du père — ce que fait tout symptôme. La fonction paternelle est une fonction d’exception, il faut qu’elle soit incarnée. La fonction paternelle, c’est la fonction du symptôme qui consiste à apprivoiser l’intrusion de jouissance. Le symptôme est donc équivalent à un nom du père. Il permet à un sujet de faire tenir ensemble l’imaginaire, le symbolique et le réel de la jouissance.

Le symptôme fait exception à l’universel. Lacan le nomme sinthome, il est ce que le sujet a de plus réel. Comme la pulsion, il est auto-érotique, il est écho d’un dire dans le corps. Pour en rendre compte, à côté de la fonction de la parole comme productrice de sens, Lacan théorise à nouveau l’instance de l’écriture : la lettre est matière, la marque du rapport traumatique du corps avec le signifiant. C’est ce que l’analysant a à rencontrer au terme de son analyse quand celle-ci a dissous le symptôme dans le réel.

 

La psychanalyse ne va donc pas sans l’aiguillon de la sexualité féminine. En effet, celle-ci introduit à l’altérité radicale. Le langage crée cette altérité en percutant le corps, ce que recouvrent les fictions humaines et leurs discours. C’est pourquoi Lacan, pendant une trentaine d’années, a pensé et repensé à nouveaux frais la question du symbolique dans ses différents statuts pour répondre à cette question : qu’est-ce qu’un symptôme pour la psychanalyse ?


[1] J. Lacan, Le Séminaire, livre I, Les écrits techniques de Freud, Seuil, Paris, 1975, et Le Séminaire, livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, Seuil, Paris, 1978. Textes établis par Jacques-Alain Miller.

[2] J. Lacan, Le Séminaire, livre III, Les psychoses, Seuil, Paris, 1981, texte établi par Jacques-Alain Miller.

[3] J. Lacan, Le Séminaire, livre XX, Encore, Seuil, Paris, 1975, texte établi par Jacques-Alain Miller.

La Loire coule à l’envers…

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par Bernard Porcheret *

 

La Section clinique de Nantes

Nantes, ville d’estuaire, là où deux fois par jour la Loire coule à l’envers… Il y a quinze ans nous fîmes le projet d’ouvrir à Nantes une section clinique, après Angers et Rennes, nos voisines, l’une la terrienne et l’autre l’universitaire. D’abord antenne clinique elle devint en 2002 section clinique. Elle est dirigée par un comité composé de Gilles Chatenay, Jean-Louis Gault et Bernard Porcheret, lequel en est le coordinateur. Ces trois enseignants assurent à tour de rôle le séminaire théorique et sont responsables chacun d’un sous-groupe pour les séminaires de textes et d’élucidation des pratiques. Huit collègues enseignent à leurs côtés actuellement : Alain Cochard, Françoise Frank, Jacques Guihard, Remi Lestien, Jean-luc Mahé, Jean-Loup Morin, Claire Talébian, Eric Zuliani. (…) lire la suite

[*] Texte paru dans le Bulletin UFORCA pour l’UPJL de janvier 2011.

Trois soirées du Cercle de Nantes

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Qu’est-ce qu’une névrose ?
par Bernard Porcheret et Fouzia Liget

Après avoir travaillé pendant plus de douze années de nombreux séminaires et écrits de Lacan, la Section clinique de Nantes se consacre depuis l’an passé à une exploration renouvellée des points fondamentaux de la découverte freudienne et du frayage inédit que Lacan a produit dans ses deux premiers Séminaires. C’est en quelque sorte un retour à la théorie psychanalytique, destiné cette année à répondre à la question autour de laquelle s’est fondée la psychanalyse : Qu’est-ce qu’une névrose ? Question sur laquelle nous avons à revenir, dans un temps où la clinique psychiatrique réduite au codage des signes voudrait en avoir éradiqué la catégorie même. Ainsi, avant le démarrage de la session 2010-2011, les enseignants nantais se sont réunis en séminaire chaque jeudi soir de septembre. Puis à son tour le Cercle, les trois jeudis suivants, en octobre. Ceci dans la foulée du « Parlement de Lyon »[1], où Jacques Alain Miller avait invité le Champ freudien à penser la psychanalyse, au-delà de la séduction du cas clinique qui emporte tout sur son passage. Sur le fond de cette orientation, chaque soirée a été consacrée à un cas clinique présenté l’année précédente lors du séminaire d’élucidation des pratiques. Ce « deuxième tour » s’est révélé à chaque fois plus propice à un enseignement. Ce fut l’occasion d’étudier minutieusement chaque cas présenté à partir du symptôme, en recherchant son point d’origine, soit le phénomène élémentaire à partir duquel il se constitue. Quel est son site ? Le patient se l’attribue-t-il subjectivement, ou au contraire le phénomène surgit-il en pleine extériorité ? Quelle est sa structure ? Obéit-il à un mécanisme signifiant structuré ? Est-il le produit d’un conflit interne au sujet ? Comment le sujet y répond-il ? (…)

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Cet article est paru dans le numéro de décembre 2010 du bulletin électronique « Uforca pour l’Université Populaire Jacques Lacan ». Cliquez pour lire le bulletin de décembre.


[1] « Le Parlement de Lyon, Critères de scientificité de la psychanalyse, le combat épistémologique », Journées UFORCA pour l’UPJL, les 18 et 19 septembre 2011.

Qu’est-ce qu’un symptôme névrotique?

anna o b. pappenheim

Anna O (B. Pappenheim)

Vicente Palomera[i]

Comme vous allez travailler cette année la question « Qu’est-ce qu’une névrose ? », j’ai pensé aborder la question du symptôme. Qu’est-ce qu’un symptôme névrotique ? D’où vient le symptôme ? Je vais prendre les symptômes névrotiques au sens le plus large, c’est-à-dire considérer le symptôme névrotique typique : l’obsession et le symptôme de conversion dans l’hystérie — mais il sera aussi question des inhibitions et de l’angoisse.

1 – Symptôme et sexualité

Vous savez que Freud a formulé très tôt sa découverte majeure, à savoir que la névrose était une maladie de la sexualité : tous les troubles névrotiques, une fois déchiffrés, sont des troubles sexuels. De ce fait, on lui a reproché son « pansexualisme ». On l’a accusé de voir le sexe partout. Par exemple, je viens de trouver qu’André Gide, dans les « Cahiers de la Petite Dame »[ii], écrit : « Freud me semble avoir une tendance exagérée en ramenant tout à la sexualité. Il faudrait plutôt étendre la signification du mot volupté. »

C’est le reproche que l’on fait à Freud, son pansexualisme. En réalité, il faut considérer qu’il y a une grande évolution dans la pensée de Freud entre sa première théorie et la dernière. Quand je dis la dernière, je pense à Malaise dans la civilisation [iii].

Au début de son travail, Freud dit que la névrose est une maladie de la sexualité…   Télécharger pour lire la suite


[i] Conférence donnée à la Section Clinique de Nantes le 14 novembre 2010. La transcription de la conférence est de Solange David, que nous remercions ici. Vicente Palomera est psychanalyste à Barcelone, membre de l’ELP et de l’AMP. 
[ii] Cahiers André Gide 4. Les Cahiers de la Petite Dame. Édition établie, présentée et annotée par Claude Martin. Préface d’André Malraux. 1972.
[iii] S. Freud, Malaise dans la culture (1929), PUF collection Quadrige, 1995.


Le séminaire de textes 2010-2011

freud_lisantLe choix du séminaire théorique, la lecture du Séminaire II sur le moi, ne s’inscrit pas en tant que tel dans le programme de cette année : « Qu’est-ce qu’une névrose ? ». Pourtant une articulation existe entre le séminaire de Lacan et le thème qui a été retenu pour le travail de l’année. Nous poursuivrons l’exploration du début de l’enseignement de Lacan, et nous tenterons d’en articuler les conséquences pour cerner sur cette base le concept de névrose, tel qu’il avait été isolé par Freud.

Séance 1 : Les deux libidos

• S. Freud : « Pour introduire le narcissisme », La vie sexuelle, PUF, 1969;
« Au-delà du principe de plaisir », Essais de psychanalyse, Petite Bibliothèque Payot, 1981. (Les deux libidos).
• J. Lacan: Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres I et II.

Séance 2 : La théorie de la libido et le narcissisme

• S. Freud, XXVIème conférence des Conférences d’introduction à la psychanalyse, Gallimard, 1999 (La théorie de la libido et le narcissisme).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres III et IV.

Séance 3 : Le conflit moi –pulsion

• S. Freud, Inhibition, symptôme et angoisse, PUF, 1978 (Le conflit moi –pulsion).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres V, VI et VII.

Séance 4 : Les symptômes de Dora

• S. Freud, « Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora) », Cinq psychanalyses, PUF, 1975 (Les symptômes de Dora).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres VIII, IX, X et XI.

Séance 5 : Les rêves de Dora

• S. Freud, « Fragment d’une analyse d’hystérie (Dora) », Cinq psychanalyses, PUF, 1975 (Les rêves de Dora).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres XII, XIII et XIV.

Séance 6 : Les symptômes et les fantasmes de Hans

• S. Freud, « Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans (Le petit Hans), Cinq psychanalyses, PUF, 1975 (Les symptômes et les fantasmes de Hans).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres XV, XVI et XVII.

Séance 7 : Les symptômes de l’homme aux rats

• S. Freud, « Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle  (L’homme aux rats) », Cinq psychanalyses, PUF, 1975 (Les symptômes de l’homme aux rats).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres XVIII, XIX, XX et XXI.

Séance 8 : Les fantasmes de l’homme aux rats

• S. Freud, « Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle  (L’homme aux rats) », Cinq psychanalyses, PUF, 1975 (Les fantasmes de l’homme aux rats).
• J. Lacan, Le Séminaire, livre II, Le moi…, Chapitres XXII, XXIII et XXIV.

Le séminaire théorique 2010-2011

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Il sera assuré par Gilles Chatenay, Jean-Louis Gault et Bernard Porcheret

Lecture du Séminaire livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique psychanalytique, de Jacques Lacan. Seuil éditeur, Paris, 1978.

Séance 1 : Le sujet n’est pas l’individu
Chapitres I et II.

Séance 2 : L’univers symbolique
Chapitres III et IV.

Séance 3 : L’analyse du moi n’est pas l’analyse de l’inconscient à l’envers
Chapitres V, VI et VII.

Séance 4 : Les schémas freudiens de l’appareil psychique
Chapitres VIII, IX, X et XI.

Séance 5 : Qui est le sujet ?
Chapitres XII, XIII et XIV.

Séance 6 : Du petit au grand Autre
Chapitres XV, XVI et XVII.

Séance 7 : L’au-delà de l’Œdipe
Chapitres XVIII, XIX, XX et XXI.

Séance 8 : Où est la parole, où est le langage ?
Chapitres XXII, XXIII et XXIV.

Quand peut-on et doit-on interpréter un symptôme ? par François Leguil

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Michel Carrade, Huile sur toile, 1964

Conférence du 9 janvier 2010

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Quand peut-on et doit-on interpréter ?* Cela pose la question des possibilités de l’interprétation, et de sa nécessité. Y a-t-il des conditions « situationnelles », pour parler de façon générale, à l’interprétation, et quelle en est la nécessité, puisqu’il faut interpréter ?

Devoir interpréter est une indication de Lacan dans un texte qui est paru en post-face du premier séminaire que J.-A. Miller a établi, le Séminaire XI, où Lacan parle du « devoir d’interpréter » et définit l’interprétation comme lecture de ce qui est dit.

Ce devoir consiste donc à transformer en un texte un propos qui court. Vous voyez déjà se dessiner une obligation, avec comme conséquence logique que toute interprétation a nécessairement fonction de ponctuation, puisqu’une interprétation ne vient que dans un silence supposé : elle finirait une phrase ou la prendrait à rebours. Dans sa postface, Lacan accomplit d’une certaine manière ce qui est à la naissance de la psychanalyse : d’emblée, Freud avait posé l’inconscient comme un lieu où des traces se déposent. Toute intervention passe donc par l’hypothèse que l’inconscient est une lecture, Lacan ajoute que c’est un devoir. (…)
(pour lire la suite de la conférence, téléchargez-la)




* François Leguil est psychanalyste à Paris, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de psychanalyse.

L’interprétation lacanienne, par Patrick Monribot

vinci_saint_jean_200L. De Vinci, Saint Jean-Baptiste, Musée du Louvre, Paris

Conférence du samedi
30 janvier 2010

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L’interprétation peut modifier le symptôme : ce fut le premier argument de la découverte freudienne. Cependant, la psychanalyse transcende la simple visée thérapeutique. Elle vise au-delà. Par ailleurs, modifier un symptôme — sa forme, son impact douloureux — ne revient pas à éradiquer sa fonction. Non seulement il a une dimension inéliminable, mais il est essentiel à la survie psychique de tout être parlant.

Très vite Freud s’intéresse à deux versants du symptôme. D’une part, il se passionne pour l’extraction d’un savoir insu du sujet lui-même — un savoir signifiant, décodé à partir du symptôme, lequel est apaisé en retour. Pourtant, malgré un tel déchiffrage, le symptôme insiste ou revient. Cet écueil amène à dévoiler la seconde dimension de l’affaire, autrement plus robuste à traiter : une satisfaction obscure et méconnue est à l’œuvre au cœur du symptôme.
Cela complique un peu les choses.
Comment soulager la douleur de celui qui ne veut rien savoir des déterminations inconscientes et signifiantes de sa plainte ? Comment soulager celui qui, toujours à son insu, ne peut se passer de la satisfaction libidinale paradoxale inclue dans le symptôme ?
(…)

(pour lire la suite de la conférence, téléchargez-la)