2018-2019 : Pourquoi avoir choisi le Séminaire XI ?

SCN 2018-2019 AFFICHE SESSION -vert WEBpng“Pourquoi avoir choisi d’étudier le Séminaire XI de Jacques Lacan cette année ?”

Video : Interview en 6 actes de Jean-Louis Gault, psychanalyste à Nantes, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association Mondiale de Psychanalyse, enseignant à la Section Clinique de Nantes.

Interview réalisé par Laure Rodier et Solenne Benbelkacem Leblanc.

Acte 1 ; Acte 2 ; Acte 3 ; Acte 4 ; Acte 5 ; Acte 6

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LA SESSION 2018-2019

SCN 2018-2019 AFFICHE SESSION -vert WEBLA SESSION 2018-2019

INCONSCIENT, TRANSFERT, RÉPÉTITION, PULSION

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Huit sessions mensuelles de novembre à juin, plus un samedi consacré à la Conversation.

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  • Les enseignements ont lieu de 9 à 18 h, le samedi.
 De 9 à 11 h, le séminaire théorique ; de 11 à 12 h et de 13 à 14 h, le séminaire d’élucidation des pratiques ; de 14 à 16 h, le séminaire de textes ; de 16 à 18h, la conférence (trois fois dans l’année).
  • La journée de la Conversation se déroulera de 10h à 12 h et de 14h30 à 16h30

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Les dates (dont la journée de la Conversation) :

Les samedis 10 novembre, 8 décembre 2018, 19 janvier, 2 mars,
30 mars, 27 avril, 11 mai (Conversation), 25 mai, 22 juin.

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Les lieux :

La Session : École Nationale Supérieure d’Architecture (ENSA),
6 Quai François Mitterrand, Nantes.

La Conversation : ADELIS – Espace Port Beaulieu, 9, boulevard Vincent Gâche, Nantes.

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Le travail en petits groupes (“cartels”)

Pour étudier des textes parfois complexes, il est souvent plus fécond de le faire à plusieurs. La Section Clinique de Nantes aidera les participants qui le souhaitent à se rencontrer pour former des petits groupes, dits “cartels” : entre trois et cinq se réunissent, et font appel à un autre, le “plus-un”, qui comme eux travaille les textes, mais de plus veille au questionnement de chacun.

Les cartels ainsi constitués pourront se déclarer à l’École de la Cause freudienne s’ils le désirent — se déclarer auprès de ce tiers permet d’adresser son travail en dehors du groupe, et de contrer les effets de colle et de dissensions imaginaires qu’implique tout groupe.

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Le séminaire théorique

De 9 h à 11 h.

Des enseignants proposent leur lecture du Séminaire XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse.

Lire le programme du séminaire théorique

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Les séminaires d’élucidation des pratiques

De 11 h à 12 h et 13 h à 14 h.

Comme pour les séminaires de textes, les participants sont répartis en plusieurs groupes.

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Ce sont des séminaires d’entretiens sur la pratique, qui se déroulent à partir de séquences, de cas ou de points d’achoppements présentés par les participants ou les enseignants. Le thème de cette année les orientera.

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Ces séminaires d’élucidation clinique s’intéressent bien sûr à la psychanalyse et aux différentes psychothérapies, mais aussi, par exemple, aux pratiques des médecins, des infirmiers, des éducateurs, psychomotriciens, orthophonistes, assistants sociaux, enseignants, etc.

Toutes peuvent relever d’un abord clinique, dans la mesure où elles ont affaire à des sujets : la clinique de la pratique, c’est la clinique des réponses que le sujet y apporte.

Poser que le sujet répond, plutôt que de dire qu’il réagit à la pratique, c’est d’abord mettre l’accent sur sa position, et en fin de compte sur sa position dans la structure : névrotique, perverse ou psychotique. C’est aussi, puisque toute réponse s’entend entre refus et consentement, en signifier la dimension éthique. Et enfin, c’est souligner que le sujet ne fait pas que mobiliser ses défenses, mais qu’il élabore des constructions et fait des trouvailles : la clinique authentique ne se résorbe pas dans le déficit.

L’élucidation des pratiques, à travers les séquences, les cas et les points d’achoppements présentés, vise la mise en lumière du sujet comme réponse. Il est permis d’espérer que du même coup la pratique en soit éclairée.

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Les séminaires de textes

De 14 h à 16 h.

À chaque séance, deux participants, aidés par un enseignant, posent quelques questions sur les textes proposés, à partir desquelles la discussion s’engage. Les textes proposés sont, d’une part, les chapitres du Séminaire VII au programme du séminaire théorique, de l’autre un texte ou des extraits de textes qui ont un lien avec ce que Lacan avance. Comme pour les séminaires d’élucidation des pratiques, les participants sont répartis en plusieurs groupes.

Lire le programme des séminaires de textes

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Les conférences

De 16 h à 18 h.

Ce sont des conférences cliniques qui traiteront du thème de l’année.

Les conférenciers :

Dominique Holvoet, psychanalyste à Tournai (Belgique), Analyste de l’École (AE) en exercice, membre de l’ECF et de l’AMP.

Bénédicte Jullien, psychanalyste à Vincennes, AE en exercice, membre de l’ECF et de l’AMP.

Aurélie Pfauwadel, psychanalyste à Paris, AE en exercice, membre de l’ECF et de l’AMP.

 

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Le module des présentations cliniques

Une équipe soignante propose à un psychanalyste de rencontrer un patient. Qu’attendre de cette rencontre ? La surprise est souvent au rendez-vous. Pour le malade, c’est une occasion, rare, de venir témoigner de ce qui, pour lui, est un “impossible à supporter”. Pour l’équipe soignante, des éclairages nouveaux peuvent être apportés sur certaines butées que rencontre la prise en charge. De même, des questions concernant les modalités de la stratégie thérapeutique sont soulevées. Pour les participants et le psychanalyste, tout en se laissant enseigner par les propos du malade, ils peuvent chercher à se repérer au plus près de la structure.

Une présentation clinique a lieu régulièrement dans un service psychiatrique à Nantes.

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Les présentations ont lieu le mardi une fois par mois, de 14h à 16h, dans un service de psychiatrie adulte de l’hôpital Saint-Jacques à Nantes.

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La participation au module fait l’objet d’une inscription (voir dans le bulletin d’inscription à la Session), qui vaut engagement à respecter le secret médical, à être présent (à 13h45) tout au long de l’année, et à participer aux conversations du module.

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La journée de la Conversation

Chaque année nous organisons une Conversation de la SCN.

Elle fait partie du programme de la session mais elle constitue un moment différent des huit samedis où se déroulent séminaires et conférences. La conversation s’organise selon un autre dispositif : quatre séquences, deux le matin de 10h à 12 h, deux l’après-midi de 14h30 à 16h30 ; grande table centrale autour de laquelle sont assis la journée entière auteurs, discutants, et enseignants. Disposition concentrique de plusieurs rangées de chaises, chacun pouvant questionner les textes.

Son principe est le suivant : quatre textes cliniques, dont les auteurs sont des participants, sont envoyés 8 jours à l’avance à tous. Chaque texte, lu avant la Conversation, est présenté par un premier participant pour en rappeler la logique et souligner quelques traits du cas ; l’auteur lui répond. Puis un second, un discutant, pose une ou plusieurs premières questions. La conversation, une heure pour chaque cas, est animée par un collègue invité en tant qu’extime, enseignant venant d’une autre section clinique.

Ces quatre cas cliniques sont issus de lieux divers : cabinets, centres de consultation relevant de dispositifs variés (CMP, centre de consultation pour étudiants), institutions de soins, ou CPCT (Centre Psychanalytique de Consultations et de traitement), dispositif conçu par l’ECF pour répondre à la précarité de l’époque contemporaine.

En effet, la psychanalyse peut s’appliquer à des pratiques diversifiées ; si la psychanalyse est sans standards, elle n’est pas sans principes. Cette politique s’autorise des concepts lacaniens de l’acte analytique, du discours analytique, et de ce qui s’enseigne de la conclusion de l’analyse.

Cette année Jacques Borie, psychanalyste à Lyon, membre de l’ECF et de l’AMP, sera notre invité extime.

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Le thème de la session 2018-2019

SCN 2018-2019 AFFICHE SESSION -vert WEBComment s’orienter dans la clinique
2018-2019 : Inconscient, répétition, transfert, pulsion

Que veut dire s’orienter vers le réel dans la pratique psychanalytique ? C’est entendre dans le symptôme dont le sujet se plaint une jouissance qui insiste. Elle est logée sous le versant signifiant du symptôme ; c’est son versant de jouissance, soit la répétition, l’itération d’un réel propre au sujet. C’est ce qui fait que le symptôme dure, c’est, si on peut le dire ainsi, son os. Entendre la répétition est donc fondamentalement différent d’une écoute, aussi bienveillante soit-elle, qui se limiterait à écouter le sens, voire à en rajouter. C’est ce qui différencie la psychanalyse des psychothérapies.

Lacan, en 1963, a dégagé l’objet en jeu dans la psychanalyse, c’est l’objet a, objet irreprésentable, objet cause du désir, dont la seule manifestation subjective est l’angoisse. L’objet a désormais un statut de réel, et il échappe au Nom du Père, à son universalisme. Il dénonce l’imposture du phallus et s’éloigne définitivement de la conception oedipienne de la castration. Il y a un trou irréductible, un impossible, c’est cela la castration.

En 1964, dans le Séminaire XI, Lacan en tire les conséquences quant à ces quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse que sont l’inconscient, la répétition, le transfert et la pulsion. La jouissance devient le point fixe autour duquel tourne désormais son élaboration. Le réel devient la boussole qui permet de les redéfinir chacun un à un.

L’inconscient est repris comme pulsation temporelle, ouverture et fermeture, en résonnance aux bords pulsionnels du corps qui captent la jouissance. Il s’ouvre et se ferme de manière aléatoire, imprévue, contingente. La répétition se sépare d’un automatisme signifiant, elle est répétition d’un évènement traumatique lié au hasard, tuché, rencontre d’un réel impossible à dissoudre dans la chaîne signifiante. De contingent cet élément traumatique devient nécessaire, il ne cesse pas. La pulsion va alors être directement centrée par l’objet a. Elle en fait le tour. Sa grammaire se réduit à un se faire, se faire voir, se faire bouffer etc.

Quant au transfert, il n’est plus répétition signifiante, il est rencontre, il est une mise en acte, « mise en acte de la réalité sexuelle de l’inconscient ». À côté de la supposition de savoir qui inaugure la cure, et dont l’analyste se fait l’homme de paille, il est d’emblée lesté par l’objetadont l’analyste se fait le support, semblant d’objet a.

Le désir de l’analyste est donc l’élément déterminant. À l’inverse exact de la suggestion et de l’hypnose, il maintient le plus grand écart entre les signifiants idéaux du sujet qui le pilotent à son insu, et l’objet qu’il est pour l’Autre.

 

Bernard Porcheret

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