Le CEREDA à Nantes en 2012-2013

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Diagonale du Nouveau Réseau CEREDA Centre d’Étude et de Recherche sur l’Enfant dans le Discours Analytique Groupe Stephen Dedalus, Nantes Psychanalyse avec les enfants

Présentation

LE CHAMP FREUDIEN À NANTES
CEREDA
LA PSYCHANALYSE AVEC LES ENFANTS

L’enfant et le savoir

Les enfants du XXIe siècle font l’objet d’une demande d’éducation de plus en plus pressante de la part des pouvoirs constitués – État, famille, médias –, et, à la mesure de ces impératifs, produisent en retour des échappées que nous pouvons répartir avec Freud comme « inhibition, symptôme et angoisse ».

Les praticiens de l’enfance, qui s’orientent à divers titres de la psychanalyse, sont quant à eux sollicités pour prendre position et « desserrer l’étau » qui pèse sur les sujets au temps de l’enfance. Pour ce faire, ils ne proposent aucune expertise supplémentaire, ils cherchent avec l’enfant comment trouver du nouveau dans les savoirs « pour tous » qu’il rencontre et dans le savoir le plus singulier qu’il construit.

La seconde Journée de l’Institut de l’Enfant – Université Populaire Jacques Lacan – déclinera cette thématique selon quatre axes dont l’intervention de J.-A. Miller*, lors de la première Journée du 19 mars 2011, a tracé les perspectives.

1 – L’enfant enjeu de pouvoir

« L’enfant c’est le sujet à éduquer (…). L’enfant est par excellence le sujet livré au discours du Maître par le biais du savoir. (…). Nous assistons à ceci, qui est croissant : une concurrence des savoirs, une rivalité des traditions, une lutte des transmissions, qui se donnent à qui mieux mieux pour déterminer quel savoir l’emportera sur l’autre dans la production des sujets (…). »

À partir de ce statut qui aujourd’hui s’affiche sans médiation, comment faire accueil à cet enfant toujours plus réduit à son éducation, éducation elle-même résumée aux seuls apprentissages scolaires ? Quels pas de côté cet accueil nécessite-t-il au regard de discours de plus en plus normés, formatés, et de demandes d’obéissance, de consentement à cette norme ?

2 – La mise de l’enfant face au savoir

« Pour que le sujet puisse recevoir une marque identitaire, il faut que la jouissance de l’enfant soit décomplétée, qu’elle subisse une perte. L’image traditionnelle de l’enseignement, c’est celle du nourrissage. (…). La transmission du savoir exige toujours qu’il lâche ce qui lui appartient en propre, qu’il se purifie du déchet qu’il contient. (…). La voix et le regard ne sont pas moins impliqués dans le rapport de l’enfant au savoir. »

Il s’agit d’examiner la mise de l’enfant, sa mise libidinale, dans les lieux où il rencontre les savoirs. Quelle sera sa prise de position face à la demande de l’autre ? Avec quoi va-t-il répondre ? Quels sont les ressorts du refus et du désir d’apprendre ?

3 – Le respect du savoir de l’enfant

« Il revient à l’Institut de l’Enfant de dégager dans l’éducation la fonction que tient le désir de l’Autre (…), de restituer la place du savoir de l’enfant (…). Le savoir de l’enfant est savoir authentique, qu’il soit su ou insu, et c’est à ce titre qu’il s’inscrit dans le discours analytique (…), un savoir respecté dans sa connexion à la jouissance. »

L’enfant a un savoir, déjà élaboré à partir des impasses qu’il rencontre et des solutions qu’il trouve. Quel est ce savoir dont Freud a fait apercevoir ses racines pulsionnelles ? Pour qu’il se fasse entendre, pour qu’il s’inscrive pour le sujet, il y faut à chaque fois quelqu’un pour en faire le pari, pour en suivre la trace dans le discours du sujet. Oui, mais comment ? Lacan nous donne une indication précieuse : là où le sujet se cogne, là où il se heurte…

4 – La cure (ou l’action lacanienne) n’est pas une éducation

« Nous accueillons dans la psychanalyse des sujets traumatisés par le savoir de l’Autre, et par son désir et par sa jouissance, lesquels savoir, désir et jouissance de l’Autre ont pris, pour certains enfants, valeur de réel. (L’analyste) ne peut opérer avec l’enfant qu’à condition de n’être serf d’aucun conformisme Le savoir du psychanalyste (…) c’est celui qui a à s’élucubrer (…) au plus près de la mise en place originelle, originale du symptôme (…).

Parce qu’elle ne vise pas à éduquer l’enfant à une quelconque norme psychique ou sociale, la cure analytique est profondément originale car elle vise la singularité d’un sujet. L’appui sur le symptôme devient alors la boussole qui permet de susciter du nouveau – découvertes, inventions et bricolages -, hors de toute orthopédie psychologique. Les idéaux du développement ne tiennent plus la route et ces profondes mutations appellent une autre perspective sur la cure psychanalytique avec un enfant : celle de cycles, avec leurs limites temporelles et structurales, qui viennent répondre à « ce que Lacan a appelé le sinthome, (…) le circuit de répétition, un cycle de savoir-jouissance qui se déclenche à partir d’un événement de corps ».

* Les citations sont extraites du texte de J.A. Miller « L’enfant et le savoir » paru dans le volume Peurs d’enfants, Navarin éditeur, Paris, 2011.


Programme 2012-2013, préparatoire à la 2e Journée de l’Institut de l’Enfant : « L’enfant, son symptôme, et le savoir »

soirée 1 : Mardi 25 sept. 2012 : Les nouveaux rapports de l’enfant au savoir

Cette soirée nous introduira au programme de l’année, orienté par la Journée de l’Institut de l’Enfant qui aura lieu le 23 Mars 2013. Éric Zuliani, psychanalyste à Nantes, membre de l’ECF, coordinateur de la commission d’accueil et d’orientation de la diagonale francophone du Nouveau Réseau CEREDA et de la journée de l’Institut de l’Enfant présentera le texte de J.-A. Miller « L’enfant et le savoir » paru dans Peurs d’enfants, Nouvelle Collection de la Petite Girafe, Paris, Navarin, 2011.

soirée 2 : Mardi 16 oct. 2012 : Le sujet à éduquer, nouveau nom de l’enfant

Freud S., « Pour introduire le narcissisme », La vie sexuelle, PUF, Paris, p. 96. Freud S., « L’analyse avec fin et sans fin », Résultats, Idées, Problèmes, Paris, PUF, Tome II p.263.
Lacan J., Le triomphe de la religion, Paris, Seuil, p. 71.

soirée 3 : L’enfant, être de savoir dans le discours analytique

Lacan J., Le Séminaire, livre IV, La relation d’objet, Paris, Seuil, p.274. Lacan J., Je parle aux murs, Paris, Seuil, p.20-22.

soirée 4 : Le savoir, c’est ça Freud S., La pulsion de savoir, Trois Essais sur la théorie sexuelle, collection Folio, p.123.

Lacan J., Le Séminaire, Livre XVI, D’un Autre à l’autre, Paris, Seuil, p.200.

soirée 5 : Mener l’enfant au fait que l’Autre n’existe pas

Lacan J., Le Séminaire, Livre III, Les Psychoses, Paris, Seuil, p.309.
Lacan J., Le Séminaire, Livre XX, Encore, Paris, Seuil, p. 22-24, p. 32-34, p. 125-129.

soirée 6 : Supporter la demande, ce n’est pas y répondre

Lacan J., « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », Écrits, Paris, Seuil, p.618.
Miller J.-A., « Psychanalyse et Psychothérapie », La Cause freudienne, N°22, Paris, Navarin, Seuil, p.7.

soirée 7 : La place originelle et originale du symptôme

Lacan J., « Conférence à Genève sur le symptôme », Bloc-notes de la Psychanalyse, no5, 1985, p.10-15.
Lacan J., « De l’inconscient au réel », Le Séminaire, Livre XXIII, Le sinthome, Paris, Seuil, p.129.

Lieu : Maison des Syndicats, Place de la Gare de l’État, Boulevard de la Prairie au Duc, 44276 Nantes, salle A., 21h-23h, entrée gratuite et ouverte à tous.

Renseignements :
Jacqueline Koll –
jkoll@orange.fr– 06 84 21 37 68
Isabelle Pontecaille –
pontecaille.isabelle@neuf.fr – 06 07 21 27 74

PRÉSENTATION DES SOIRÉES D’ÉTUDE CLINIQUE 2012-2013

pompei_devoilement_4002012-2013 : La source pulsionnelle des fantasmes dans les névroses

La première année de ce cycle de recherche, Clinique actuelle des névroses, nous a permis de définir le statut des symptômes névrotiques. Lors de la deuxième année de ce cycle, nous avons pu mettre au travail la question du fantasme et de sa fonction dans la genèse des symptômes névrotiques. Nous allons, cette année, la dernière de ce cycle, nous poser la question des pulsions.

En effet, l’enseignement de Freud a mis en lumière la fonction de la sexualité dans la vie quotidienne et sa psychopathologie. Or, très vite, Freud s’aperçoit qu’il y a un véritable désordre dans la sexualité humaine. Freud dans «les trois essais sur la théorie sexuelle» avance que la sexualité est fondamentalement perverse. Il la décrit précisément chez l’enfant. On pourrait ensuite croire que l’éducation, le maintient de la vie, voire même l’amour pourraient rendre les choses plus organisées autour de la sexualité génitale. Mais les pulsions ne se laissent pas dompter aussi simplement : manger, boire, voir,… toutes ces pulsions peuvent être subverties, dénaturées.

La pulsion est une fonction très élaborée qui trouve toujours une voie d’expression par le symptôme. C’est en analysant le symptôme que la pulsion peut être mise à jour. L’analyse permet cette lecture : sous le symptôme pour lequel on souffre, pour lequel on franchit le pas de l’analyse, une pulsion cherche un moyen d’expression qui s’arrangera au cours de l’analyse : à partir de la première souffrance – où la dimension du corps surgit – et de l’énigme du symptôme, le sujet trouvera sa propre construction qui rendra compatible la satisfaction pulsionnelle avec la dimension de l’amour, du désir, et du lien social.

Tout au long de cette année, nous suivrons le trajet freudien : pourquoi Freud en vient-il au concept de pulsion ? Qu’est ce que la pulsion ? Qu’est ce que cela recouvre ? Comment les pulsions se fraient-elles un chemin au travers des différentes exigences sociétales, sociales, vitales? Sous quelles formes s’expriment-elles ? Ce sont toutes ces questions qui seront mises à l’étude pendant les différentes soirées de l’année et dont nous débattrons. C. Maugin

Le CEREDA à Nantes en 2011-2012

2011-12_nantes_dedalus_depliantCEREDA
LA PSYCHANALYSE AVEC LES ENFANTS

2011-2012 : L’enfant et l’énigme des mots
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Inscrit dans la perspective de la deuxième Journée de l’Institut de l’Enfant qui aura lieu en 2013, notre groupe travaillera cette année autour des questions soulevées par l’argument de travail pour les groupes du CEREDA.
Un enfant, ce « chercheur infatigable » comme le qualifiait Freud, cherche des réponses aux énigmes qui se posent à lui, énigmes prenant la forme de questions sur ce qu’il est.
Ces questions qui n’attendent certainement pas la réponse « je suis un enfant »1, comme nous le rappelle J. Lacan, creusent fondamentalement son rapport au langage. Il n’est pas un enfant, parcequ’il est d’abord objet et ensuite, non sans aléas parfois, sujet de plein exercice : celui de la parole. Ces questions dont aucune réponse ne peut le satisfaire, suscitent sa curiosité, que nous entendons comme « avidité curieuse ». Il se découvre alors, fondamentalement, « l’incapacité à saisir ce que veut dire qu’il y ait des mots »2. C’est pourquoi à chacune des expériences qu’il rencontre, il ne tire nul autre apprentissage que celui qui le confronte à quelqu’un qui va lui faire tout un discours. Alors, « l’enfant a beaucoup d’effort à faire pour entrer dans ce discours dont on le submerge. […] Oui l’enfant à naître est déjà de bout en bout cerné dans ce hamac de langage qui le reçoit et en même temps l’emprisonne. »3
Comme nous le rappelle J.-A. Miller, « L’enfant sait tout ce qu’il y a à savoir »4 c’est-à-dire qu’il sait entre autre ce que parler veut dire. Mais il bute, comme tout sujet, sur ce qu’il est comme être sexué et vivant. Il a à se construire une réponse, qui l’inscrira comme parlêtre dans une position sexuelle. C’est d’abord en tant qu’objet de fantasme qu’il s’avancera. Cette position fantasmatique deviendra une identification forte sur laquelle il devra céder pour retrouver « la langue de son désir ».
L’enfant bricole un savoir, apprend à se débrouiller avec les éléments du discours courant. A partir des énigmes auxquelles il a affaire, à la mesure de ses rencontres, il est soumis à l’opération signifiante et se trouve ainsi confronté au manque de l’Autre. Savoir, discours et identification se déclinent ainsi à partir de la question de savoir ce que veulent dire les mots. Les mots, énigmatiques et voraces, ne s’apprennent pas, car les signifiants sont avant tout reçus par l’enfant. C’est parce qu’il sait trop bien que les mots font entendre un au-delà de son dit que l’enfant ne peut plus prononcer ou entendre certains mots. L’analyste devra alors redonner chance à l’enfant de se ré-inscrire dans la langue de l’inconscient par l’articulation signifiante. Ainsi en jouant sur l’équivocité signifiante, en faisant entendre la jouissance en jeu, la partie de l’enfant pourra à nouveau se jouer.

C. Maugin

1  Lacan J., Le Séminaire, livre VIII, Le transfert, Paris, Seuil, 1991, p. 282.
Idem.
3  Lacan J., « Entretien à l’Express le 31 mai 1957 », L’Âne no 48, oct.-déc. 1991.
4  Miller J.-A., « Développement et structure dans la direction de la cure », Petite Girafe n°30, oct. 2009, p.7.

Présentaton des soirées d’étude clinique 2011-2012

lecombre004LA FONCTION DU FANTASME DANS LA GENÈSE DES SYMPTÔMES NÉVROTIQUES

La première année de ce cycle de recherche, Clinique actuelle des névroses, nous a permis de définir le statut des symptômes névrotiques. Nous avons pu saisir leurs fondements freudiens dans la logique de l’expérience clinique. Le premier argument de ce cycle indiquait que « l’entrée en analyse se fait par le symptôme », un symptôme qui bien souvent se présente dans les registres de la plainte, de la douleur et de la souffrance.

Par ailleurs, l’être parlant qui témoigne de son symptôme l’inscrit d’emblée dans son histoire et tente par diverses voies de l’expliquer. Se faisant, l’histoire du symptôme forme en quelque sorte l’histoire fantasmatique du patient.

Au début de sa découverte, Freud est amené à penser, à partir des rencontres avec ses patientes hystériques, que la cause de leurs symptômes est l’effet d’un attentat sexuel commis la plupart du temps par le père. Mais très vite, plusieurs points viennent invalider sa théorie en même temps que sa croyance en une réalité objective. C’est donc à partir de l’abandon de sa Neurotica que Freud introduit pour la première fois le registre du fantasme. Une fois introduit ce concept, il en repère la présence dans les névroses, ses incidences et sa fonction causale dans la genèse des symptômes.

Il s’agit d’une logique fantasmatique décrite dans un premier temps sous forme de petites histoires et de petites scénettes. Puis, Freud s’aperçoit de l’existence d’autres éléments internes au fantasme et présents dans ces petits romans subjectifs : en laissant courir la chaîne signifiante, il réussit à réduire le fantasme à un, voire plusieurs événements clés ayant laissé une trace dans l’histoire du sujet. Freud cherche à opérer cette réduction jusqu’à une matrice élémentaire – le fantasme fondamental – qui structure les différentes versions que le sujet construit par son désir de trouver la cause de ses symptômes. L’étude qu’il fait, dans son texte « Un enfant est battu », procède de cette opération de réduction, une réduction du fantasme à une phrase qui en est le support.

Freud s’inscrit donc dans une démarche épistémique tout comme l’est la direction de la cure. Cette démarche le conduit à découvrir qu’un lien unit deux éléments qui s’opposent, le symptôme et le fantasme : le symptôme fait souffrir alors que le fantasme révèle la part de satisfaction insupportable qu’il recèle pour le sujet. Lorsque les symptômes se manifestent, comme c’est le cas pour « l’homme aux rats », c’est qu’un événement est venu actualiser une réalité fantasmatique. La cure avec Freud vient mettre à jour cette réalité fantasmatique et met en évidence la cause libidinale dans les symptômes.

Présentation des Soirées d’étude clinique 2010-2013

lecombre003ÉTUDE DE LA PSYCHANALYSE

LES SOIRÉES D’ÉTUDE CLINIQUE 2010-2013 :

LA CLINIQUE ACTUELLE DES NÉVROSES

Le programme qui s’annonce pour les soirées cliniques des trois prochaines années a l’ambition de dire ce qu’est une névrose aujourd’hui.

La clinique contemporaine est le résultat d’une progressive homogénéisation des signes cliniques, tous situés sur un seul et même plan, celui qui est accessible à l’observation immédiate et susceptible d’une description simple. Les signes – anxiété ou douleur par exemple – peuvent être soumis à une quantification par l’introduction d’échelles de valeur. Il s’en déduit, par la réunion de deux ou trois critères, une série ouverte de troubles, dont le nombre dépasse à ce jour les quatre cents, selon les derniers manuels qui diffusent ces pratiques diagnostiques. Le trouble ainsi conçu est tautologique. Le trouble anxieux, par exemple, est défini par l’anxiété. L’objectif de cette approche descriptive est d’isoler un atome de trouble auquel on associera la molécule qui lui correspond, pour le faire disparaître. La même démarche empirique permettra de vérifier la disparition du trouble et par là le succès de la molécule.

Cette clinique égare les praticiens comme leurs patients, parce qu’elle fait perdre à tous le sens des symptômes. Nous nous trouvons actuellement dans la situation qu’a connue Freud à la fin du XIXe siècle, au début de sa recherche. Il se trouvait face à une clinique morcelée, caractérisée par un catalogue illimité de symptômes susceptible de s’enrichir au gré de nouvelles descriptions. Son premier effort théorique a été de structurer cet ensemble, en distinguant le champ des névroses de celui des psychoses et des perversions. Il a dans le même temps isolé, à l’intérieur des névroses, la névrose d’angoisse pour l’opposer à l’obsession et à l’hystérie.

Nous devons réemprunter cette voie freudienne pour retrouver dans la Babel de la clinique actuelle la langue de l’hystérie et son dialecte de l’obsession et de la phobie. Cette reconquête du champ de la névrose procédera à l’exemple de Freud.

La première année – 2010-2011 – s’attachera à restaurer le statut des symptômes dans la névrose. La seconde année – 2011-2012 – visera à distinguer la fonction du fantasme dans la genèse des symptômes névrotiques. Poursuivant selon la même logique freudienne le troisième temps de cette élaboration. La troisième année – 2012-2013 – nous conduira à cerner la source pulsionnelle des fantasmes dans les névroses.

Dans le graphe qu’il a tracé pour nous orienter dans l’abord du désir, Lacan a reconnu ces trois étapes obligées de la subversion du sujet. Le sujet est subverti par ses pulsions. Il se défend de ses pulsions par son fantasme, qui le subvertit aussi bien, alors qu’il croit s’en être rendu maitre. C’est ce dont témoigne le symptôme qui subvertit irrémédiablement le sujet. Ces trois bornes marquent le parcours du graphe.

J.-L. Gault

En Loire-Atlantique, l’ACF, le Champ Freudien etc.


logo_nantes_acf_bleu_150 pxLE BUREAU DE NANTES- SAINT NAZAIRE DE L’ACF-VLB

(Association de la Cause Freudienne Val de Loire-Bretagne)

L’association de la Cause Freudienne a pour objet l’étude de la psychanalyse et l’insertion de la psychanalyse dans la cité. Elle représente l’École de la Cause Freudienne dans la région. Le bureau de Nantes-Saint Nazaire propose cette année des Conférences sur l’Orientation Lacanienne, les Soirées d’étude de la psychanalyse, les Rencontres cinéma-avec Lacan. 
Par ailleurs, il aide à la formation et soutient le travail des Cartels (petits groupes de travail) de l’École de la Cause freudienne, ainsi que les activités des groupes du Champ freudien : CIEN et CEREDA, ainsi que le Séminaire de recherches psychanalytiques de l’École de la Cause freudienne.

Contacts :
Fouzia Taouzari (responsable) :  fouzia.liget@hotmail.com
Soizick Guérin : soizick.guerin@neuf.fr
Remi Lestien : r.lestien@orange.fr

Pour recevoir les informations du bureau de Nantes-Saint Nazaire de l’ACF-VLB, envoyez un courriel à Remi Lestien 

r.lestien@orange.fr, en lui demandant de vous inscrire sur la liste de diffusion.

L’agenda du bureau de Nantes-St Nazaire présente toutes les activités organisées par le Bureau, ainsi que celles du CIEN et du CEREDA. De plus, vous trouverez les dates des activités du mois dans la rubrique « voir les événements ».

L’agenda de NantesL’agenda de Saint-Nazaire

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• LES CARTELS DE L’ECF

Ce petit groupe de travail que Lacan a mis en place et qualifié « d’organe de base de l’École » en 1964, a pour visée l’étude de textes psychanalytiques, de concepts, à partir d’une question propre à chacun. C’est un outil très souple et efficace. Pour obtenir des informations sur son fonctionnement, sur le bulletin électronique des cartels i4+1, ou si vous cherchez à constituer un cartel, n’hésitez pas à nous contacter.

Les cartels sont « de l’École de la Cause freudienne » : c’est celle-ci qui enregistre leur déclaration, en publie chaque année la liste, etc.

Contact : Déléguée aux Cartels du Bureau de Nantes-Saint Nazaire :
Françoise Pilet 06 07 47 67 11, francoise.frank@wanadoo.fr

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• LE CHAMP FREUDIEN
 
* À NANTES, LE GROUPE STEPHEN DEDALUS DU NOUVEAU RÉSEAU CEREDA : PSYCHANALYSE AVEC LES ENFANTS
Le nouveau réseau CEREDA  (Centre d’études et de recherches sur l’enfant dans le discours analytique) a pour principe l’unité de la psychanalyse, et le statut de sujet à part entière de l’enfant.
Le groupe nantais Stephen Dedalus, du Centre d’Étude et de Recherche sur l’Enfant dans le Discours Analytique est centré sur la pratique de la psychanalyse avec les enfants, la discussion est de mise pour chacune des soirées. Des références théoriques, des cas cliniques nous enseignent par rapport au thème choisi.
Renseignements  :
Christophe Balguerie, 06 08 92 92 80 cbalguerie@gmail.com
Christine Maugin, 06 47 12 27 43 christine.maugin0535@orange.fr
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Le CPCT de Nantes

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UN CENTRE PSYCHANALYTIQUE DE CONSULTATIONS ET TRAITEMENTS À NANTES

 

31, rue des Agenêts, 44000 Nantes
Sur rendez-vous Tél. : 02 51 13 53 52
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Le CPCT-Nantes a ouvert ses portes en janvier 2007.
Ce Centre, qui veut inscrire son action dans la Cité, propose des consultations et traitements limités dans le temps, et gratuits.
Ceux-ci sont effectués par des psychanalystes, le CPCT propose une écoute et des traitements qui passent exclusivement par la parole : celui-ci n’est ni un centre médical, ni un centre social, et n’entre nullement en concurrence avec les réseaux institutionnels existants. Les psychanalystes qui interviennent au CPCT sont tous bénévoles.

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Un centre psychanalytique dans la Cité, pour des sujets en relation précaire avec la Cité

Un premier CPCT, créé il y a cinq ans à Paris, suivi d’autres ailleurs en France (Marseille, Lyon, Antibes, Bordeaux, etc.), en Espagne, en Belgique et en Amérique latine, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action concernant les nouvelles formes de détresse sociale. Une évidence s’est imposée : une grande partie de leur public est concernée par l’exclusion, la précarité, la ségrégation et la marginalité.

Par précarité, nous n’entendons pas seulement les précarités sociales, économiques ou politiques (sans-papiers, etc.), mais aussi une précarité subjective. Ces sujets sont souvent en rupture avec les institutions sanitaires ou sociales, et l’offre d’une écoute et d’un traitement limités dans le temps, opérant exclusivement par la parole, peut correspondre à la seule ouverture dont ils puissent se saisir. Celle-ci peut leur permettre d’alléger suffisamment leurs angoisses, leurs inhibitions et leurs symptômes pour qu’ils conçoivent la possibilité d’y apporter une autre réponse que les passages à l’acte sur eux-mêmes ou autrui, l’enfermement dans la consommation de produits, la dépression, l’isolement, l’errance ou la dépendance à l’égard des institutions d’assistance. À travers l’écoute et l’intervention de psychanalystes, ils peuvent opérer un certain repérage de leur position subjective, concevoir l’idée d’une place d’où ils pourraient décider de quelque chose de leur parcours, et commencer à renouer avec le lien social.

Ce que nous pouvons nommer « précarité symbolique » est la conséquence directe du déclin de la fonction paternelle, elle se manifeste d’abord dans le rapport du sujet au symbolique. Elle concerne aussi bien la position subjective des patients que le tissu social, dont les institutions se trouvent en difficulté face aux nouvelles modalités de la souffrance.

Loin d’être nostalgiques, résignés ou indifférents, nous sommes convaincus que nous devons inventer à partir des enseignements de la psychanalyse des formes nouvelles de réponses qui reposent sur une pratique de parole qui porte à conséquences.

Les sujets qui s’adressent au CPCT ont tenté, dans la majorité des cas, de multiples modes de thérapies. Ils sonnent aux portes des CPCT, se disant souvent attirés par les trois termes de gratuité, durée limitée, et traitement par la parole. L’orientation psychanalytique, qui tente de faire valoir la logique subjective à l’œuvre dans le symptôme, l’inhibition ou l’angoisse, permet de répondre à ces appels et favorise souvent un soulagement, un repérage par le sujet de la place qu’il tient dans sa souffrance, ou l’amorce d’un arrimage à la parole qui peut se poursuivre ailleurs.

Devant ces urgences sociales, il s’agit d’inventer une nouvelle réponse au cas par cas et au jour le jour, dans une temporalité adaptée à l’urgence subjective qui traverse les sujets de l’intranquillité contemporaine.

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Le dispositif

Le CPCT nantais reçoit des adultes, des adolescents et des enfants.

Chaque personne s’adressant au CPCT est d’abord, et dans un délai très court, reçue en consultation : un à trois entretiens avec un psychanalyste doivent permettre d’évaluer si un traitement psychanalytique peut être utile à ce moment-là, ou si la personne doit plutôt, par exemple, se faire hospitaliser ou rencontrer un médecin ou un service social, quitte à revenir plus tard. Lorsqu’un traitement psychanalytique est décidé, la personne peut rencontrer un psychanalyste pendant seize entretiens au maximum.

Notre projet nantais se fonde sur l’urgence à répondre. Il se propose, à partir de l’élaboration permanente de sa clinique et de l’évaluation de ses résultats, de témoigner dans la Cité d’une réflexion nouvelle à partir d’une expérience nouvelle.

Il pourra mener des actions de formation auprès de professionnels (intervenants sanitaires, sociaux, etc., mais aussi administrateurs) concernés par le champ de la précarité et au-delà, à travers des journées de formation, colloques, etc.

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Le Séminaire de recherches psychanalytiques de l’ECF

Ce séminaire de recherche psychanalytique de l’ECF est un séminaire de lecture de textes de Lacan. Jacques-Alain Miller, qui est à l’origine de cette initiative, a accepté d’en être le consultant.

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Le Séminaire de l’École de la Cause freudienne à Nantes, animé par Jean-Louis Gault

2016-2017 : « April in Paris »

Pour notre travail de cette année, nous nous règlerons sur le prochain Congrès de la NLS qui se tiendra à Paris les 29 et 30 avril 2017, et qui a pour titre et sous-titre :

Autour de l’inconscient
Place et interprétation des formations de l’inconscient dans les cures psychanalytiques

Dans cette perspective, je nous propose d’entreprendre l’étude de « L’interprétation des rêves dans la conduite de la cure ». Nous prendrons notre bien chez Freud, avec le « Rêve de la belle bouchère » (GW, pp. 152-158 ; en français, traduction J.-P. Lefebvre, pp. 180-192), et dans le commentaire qu’en a fait Lacan (Écrits, pp. 620-630). La première séance sera consacrée au rêve tel que le rapporte et l’interprète Freud, les suivantes au texte de Lacan.

Voici le calendrier du séminaire : Les 24/11 2016 ; 12/01 ; 9/02 ; 9/03 ; 6/04 ; 11/05 2017 Pour participer au séminaire, prendre contact avec Jean-Louis Gault au 02 40 69 51 73.

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